La gestion financière du Fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ) est dans le collimateur de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Une enquête préliminaire portant sur près de deux décennies de gestion de l’institution aurait été ordonnée par le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, selon des informations rapportées par le site Mondemedia.
Quatre responsables, anciens et actuel dirigeants du fonds, sont concernés par cette procédure : Mohamed Nabé, Ousmane Touré, Mariama Ciré Baldé et Abdouramane Baldé, actuel directeur général. Les investigations portent notamment sur des soupçons de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite et de complicité.
Au cœur des vérifications figurent plusieurs milliards de francs guinéens mobilisés dans le cadre des activités du FONIJ. Les enquêteurs devront notamment examiner le faible taux de remboursement des financements accordés entre 2016 et 2019, ainsi que l’utilisation du budget de l’institution, évalué à 5,15 milliards de francs guinéens en 2023.
Les programmes Grand Prix FONIJ, Lassiri et Nexus feront également l’objet d’un examen approfondi. L’authenticité des bénéficiaires enregistrés sur la plateforme e-FONIJ, les éventuelles surfacturations et les circuits de décaissement figurent aussi parmi les pistes d’investigation.
Une expertise comptable, des vérifications auprès de la CENTIF et des contrôles dans les antennes régionales du fonds sont notamment envisagés.
Daouda Yansané