La gestion du pont à péage de Tanènè s’est bel et bien invitée dans le débat parlementaire, et à juste raison. Alors que la construction d’autres postes de péage sur la route nationale RN1 est en cours, des députés n’ont pas manqué d’évoquer le sujet avec le ministre des Infrastructures lors de son passage à l’hémicycle, à l’occasion de la ratification de certains projets de construction de routes.
Un rapport mis à leur disposition répond à toutes leurs préoccupations. Il est sans équivoque et illustre, chiffres à l’appui, une gestion modèle de ce type d’infrastructure, une première en Guinée.
Des députés s’en félicitent et ne tarissent pas d’éloges pour le Fonds d’entretien routier, à l’initiative de la mise en œuvre de cette infrastructure. Le directeur Général de cette société publique, Hamidou Sylla , reçoit également des compliments pour la qualité de sa gestion.
Selon ce rapport, en 18 mois de gestion, de mai 2025 à octobre 2026, les recettes générées par le péage s’élèvent à 71,40 milliards de francs guinéens, soit une moyenne de 3,9 milliards par mois. Le pic a été atteint en juin, avec 5,6 milliards de francs guinéens. Le niveau le plus bas a été enregistré en août, avec 1 milliard 696 millions 651 mille 88 francs guinéens. Sur la même période, 2 467 829 véhicules ont traversé le pont.
Le rapport indique que les paiements en espèces représentent la plus grande part, avec 62,78 milliards de francs guinéens, soit 88,2 %. Les paiements numériques s’élèvent à 11,3 %.
Le document n’omet aucun détail : les poids lourds à trois essieux génèrent 36 % des recettes pour seulement 8,7 % du trafic. À l’inverse, les véhicules légers représentent 80 % des passages pour seulement 35,2 % des revenus.
Ces chiffres, qui en disent long sur la qualité de la gestion, constituent un argument de poids pour demultiplier la construction de ce type d’infrastructures afin d’aider l’État à supporter les charges liées à l’entretien routier.
Mognouma