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Autorité de régulation des jeux : silence, on défend !

C’est désormais  le modus operandi des  structures publiques et parapubliques   qui voguent dans un océan d’incertitudes relativement à leur gestion. Au nom de cette stratégie, on jette du discrédit à tous ceux qui se posent des questions légitimes et dont le seul crime est d’en savoir davantage sur une gestion qui suscite tant d’inquiétudes, au-delà de la propagande à travers des publications mal à propos.   

C’est le cas notamment de l’autorité nationale de régulation  des jeux et pratiques assimilées. Cette structure dirigée par un certain Mamoudou Cissé, expert déclaré,  bien connu dans les couloirs de la LONAGUI avec laquelle il faisait des affaires juteuses, cette structure est au cœur de la controverse. 

Les soutiens du Directeur dénoncent une réaction négative de la part des réfractaires d’une reforme qu’ils jurent être à l’avantage du pays. Un poncif qui n’est pas étranger à une opinion qui en a tant entendu de la part des dirigeants en manque d’arguments pour justifier leurs actions à la tête de leurs services respectifs.

De quoi il s’agit au juste ?

c’est de savoir  au nom de quel principe de gestion  le régulateur  se   mue en agent fiscal pour mobiliser les impôts dus aux sociétés d’exploitation des jeux , au nom de la Direction Générale des impôts ?

Il s’agit aussi  de savoir, au nom de quel principe de gestion un Directeur d’un service de régulation constitue un dépôt pour recevoir   les redevances et verser au trésor au nom d’un compromis  totalement absurde avec le Directeur du trésor, lui-même au cœur d’une controverse depuis l’incendie mystérieux qui a consumé une partie de la mémoire de son service, il y a quelques semaines ?

En fin, au nom de quel principe de gestion une structure doit se charger de la collecte et de la gestion  d’un  fonds créé sur une décision  du  Directeur ?

C’est de cela qu’il s’agit.

En revanche, quand on a décidé de polir la gestion, en mettant en avant les efforts fournis par le régulateur pour renflouer les caisses de l’Etat,  avec des  chiffres qui restent à vérifier, il serait aussi important   de   préciser la part, dans ce pactole, des rappels versés par  les sociétés en retard de payement en 2022. C’est-à-dire des sociétés qui n’ont pas payé à la défunte régulatrice leurs redevances

Dossier ouvert.

Nous y reviendrons !

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