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Électricité : le délestage persiste, les partenaires des barrages réclament près de 2 milliards de dollars.

Décidément, les autorités en charge de l’électricité, notamment le taciturne et effacé directeur général d’EDG et le bouillant et guignard ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, pourtant réputés compétents, dit-on, ne savent plus à quel saint se vouer pour améliorer la desserte en électricité.

Il ne leur reste qu’à prier le ciel pour espérer une bonne pluviométrie afin que les barrages hydroélectriques soient suffisamment remplis pour fonctionner à pleine capacité. Mais cette solution ne tient pas compte de la décision que pourraient prendre les partenaires du secteur, ces fournisseurs d’électricité qui continuent, ou non, à assurer le service malgré les montants faramineux que l’État leur doit au titre des prestations déjà fournies.

Selon nos informations, l’État doit aux sociétés de gestion et d’exploitation des barrages de Kaléta et de Souapiti (SOGEK et SOGES) plus de 1,5 milliard de dollars en factures impayées. Cette accumulation de dettes remonterait à plusieurs années, bien avant la Transition, nous confient nos sources.

Autre précision importante : plus de la moitié de cette somme, si elle était payée, reviendrait dans les caisses de l’État sous forme de dividendes, de taxes et d’impôts. En effet, l’État détient plus de 50 % des actions dans ces sociétés.

On se demande alors pourquoi a-t-on laissé s’accumuler ces factures impayées alors que l’État est censé récupérer plus de la moitié des montants concernés ? Il est possible que les plus hautes autorités n’aient pas été suffisamment informées de cette situation.

Il faut également noter que l’État doit plusieurs centaines de millions de dollars aux centrales thermiques, notamment à Tè Power et au bateau-centrale turc. D’après nos sources bien informées, les autorités auraient conclu avec ces créanciers un échéancier de paiement, ce qui expliquerait pourquoi ils continuent de fournir de l’électricité à EDG.

Cependant, un élément risque de doucher cet optimisme . Ce sont les difficultés d’approvisionnement en carburant auxquelles sont confrontées les centrales thermiques durant cette période.

« Nous disposons de moteurs en bon état. Nous avons un accord avec l’État concernant le paiement de nos créances. Le problème majeur reste le manque de carburant. Selon nos contrats, c’est l’État qui doit assurer cet approvisionnement. Toute la difficulté se situe à ce niveau. Nous apprenons également que l’État doit d’importantes sommes à ses fournisseurs de carburant », nous confie un employé d’une centrale thermique de la place.

Nous y reviendrons.

Emergencegn.net