Emergence – L’économie guinéenne a enregistré une croissance de 9,2 % au premier trimestre 2026, en glissement annuel, portée principalement par les industries extractives et les activités du secteur secondaire. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), cette performance confirme le poids déterminant des activités minières dans la dynamique économique du pays.
Le secteur secondaire a progressé de 12,6 %, contribuant à hauteur de 5,8 points à la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel. Les industries extractives ont affiché une hausse de 13,1 %, avec une contribution de 4,2 points. Les bâtiments et travaux publics (BTP) ont également participé à cette évolution, enregistrant une progression de 10,5 %.
D’autres branches industrielles ont suivi cette tendance. La production et la distribution d’électricité ont bondi de 26,3 %, tandis que la fabrication de produits alimentaires et les autres activités manufacturières ont respectivement progressé de 9,7 % et 7,5 %. À l’inverse, les activités liées à l’eau et à l’assainissement ont reculé de 10,5 %.
Le secteur tertiaire a maintenu une croissance de 6,8 %, contribuant à hauteur de 1,7 point au PIB. Les services financiers et les communications se sont particulièrement distingués, avec des hausses respectives de 14,9 % et 12,7 %.
De son côté, le secteur primaire a progressé de 3,8 %, soutenu par l’agriculture, en hausse de 4,1 %, et l’élevage, qui a enregistré une croissance de 4,8 %.
Cette performance trimestrielle repose ainsi largement sur les activités extractives et industrielles. La diversification des moteurs de croissance demeure un enjeu majeur pour renforcer la résilience de l’économie guinéenne.
Daouda Yansané