Emergence – L’entrée en production du gigantesque gisement de fer de Simandou commence à produire ses premiers effets sur les équilibres financiers de la Guinée. Les réserves de change de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) ont atteint un niveau record de 1,5 milliard de dollars, contre environ 1,3 milliard de dollars un an plus tôt, renforçant ainsi les avoirs extérieurs du pays.
L’information a été révélée mardi à Conakry par le gouverneur de la BCRG, Karamo Kaba. Selon lui, la progression des réserves s’est accélérée avec l’entrée en production de Simandou, faisant de la montée en puissance du projet minier un nouveau facteur de consolidation des équilibres extérieurs de la Guinée.
Pour les autorités monétaires, cette amélioration constitue surtout une opportunité à encadrer. Avec l’arrivée progressive d’importants flux financiers liés à l’exploitation de Simandou, la Banque centrale entend éviter que l’afflux de devises et de ressources ne provoque des tensions inflationnistes.
« Nous, ce qu’on voudrait faire, c’est faire de Simandou une opportunité », a expliqué Karamo Kaba, soulignant la nécessité d’anticiper les effets de la montée en puissance du projet sur l’économie nationale.
« Pour les prochains mois, pour ne pas que cette montée en puissance de Simandou se transforme en une inflation au niveau du pays, il nous faut ajuster nos ressources intérieures », a-t-il ajouté. La Guinée entend ainsi transformer progressivement la rente minière en investissements productifs, notamment dans des secteurs à fort potentiel de création d’emplois comme l’agriculture, le tourisme et l’énergie.
Samuel Camara