Emergence – L’économie guinéenne a enregistré une accélération en 2026, dans un contexte marqué par la montée en puissance du secteur minier et les premiers effets du mégaprojet Simandou. Selon les données de la Direction des prévisions économiques et de la conjoncture, le taux de croissance économique est estimé à 8,6% en juillet 2026, contre 7,1% à la même période en 2025.
Cette progression intervient presque onze mois après le lancement officiel de l’exploitation du minerai de fer de Simandou, intervenu le 11 novembre 2025.
Ce projet, qui associe exploitation minière, infrastructures ferroviaires et portuaires, est appelé à devenir l’un des principaux moteurs de la transformation de l’économie guinéenne.
La progression de la croissance, de 7,1% à 8,6% en un an, intervient donc dans une phase où l’activité extractive commence à bénéficier progressivement des investissements et de la production liés à Simandou.
En août le Fonds monétaire international estimait que la croissance guinéenne devrait s’accélérer à mesure que la production du secteur extractif augmente. L’institution soulignait aussi que l’entrée en production de Simandou ouvre des perspectives de dynamisation de la croissance et de mobilisation des recettes publiques.
Autre indicateur important de la conjoncture qui laisse présager la solidité de l’économie guinéenne, les réserves de change de la Banque centrale couvrent désormais quatre mois d’importations, selon le bulletin de conjoncture couvrant la période arrêtée au 7 septembre 2026.
Dans le même temps, la dynamique économique s’accompagne d’une forte progression du financement intérieur. Le crédit intérieur a ainsi augmenté de 29% en juillet 2026 sur un an, selon toujours la Direction des prévisions économiques et de la conjoncture.
Cette progression traduit une augmentation des ressources mises à la disposition de l’économie par le système financier. Elle peut notamment accompagner le financement des entreprises, des investissements et de la consommation, dans un contexte de reprise de l’activité.
Samuel Camara