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Quatre jours après l’accident ferroviaire en Guinée, Rusal peine toujours à dégager son train

Emergence – La situation évolue peu sur le site du déraillement du train de la compagnie RUSAL dans la préfecture de Dubréka. Quatre jours après l’accident, les locomotives et les wagons sortis des rails restent encore sur place, tandis que les opérations de dégagement avancent à un rythme particulièrement lent.

Le convoi de Rusal, qui transportait de l’alumine, a déraillé dans la soirée du samedi 22 août, aux environs de 18 heures, à Kagbélen Village. Le crash a occasionné le déraillement de deux locomotives et quatre wagons etcausé d’importants dégâts sur la voie ferrée. Plusieurs personnes ont également été blessées, sans perte en vie humaine signalée.

Depuis l’accident, la compagnie a engagé des opérations pour tenter de libérer la voie et récupérer les équipements accidentés. Mais sur le terrain, le dispositif déployé apparaît limité.

Jeudi matin, aucune grue n’était encore déployée sur les lieux. Plusieurs jours après le déraillement, aucune avancée majeure n’est clairement perceptible dans le dégagement des équipements lourds. Les locomotives et les wagons accidentés demeurent immobilisés sur le site. Conséquence, le trafic ferroviaire entre Fria et le port de Conakry est toujours suspendu.

La logistique déployée reste minime, donnant l’impression d’une intervention qui progresse difficilement face à l’ampleur des dégâts.

Cette lenteur pourrait prolonger la suspension du transport d’alumine et affecter les opérations de la compagnie dans la zone de Fria.

En 2025, Rusal avait exporté plus de 371 000 tonnes d’alumine. La durée de l’immobilisation du convoi constitue donc un enjeu à la fois opérationnel et économique pour la compagnie et pour l’Etat guinéen.

Samuel Camara