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La Banque centrale de Guinée alerte sur les risques liés à l’inflation

Emergence – Le gouvernement guinéen a présenté, ce samedi 24 octobre 2026, le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 devant les députés. À cette occasion, le premier vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Mohamed Lamine Conté, a attiré l’attention des parlementaires sur trois enjeux économiques majeurs : l’inflation, la liquidité bancaire et la structure des dépenses publiques.

Le responsable a notamment relevé une hausse des dépenses totales, entraînant une révision du déficit prévisionnel, qui passe de 2,07 % à 2,1 %. Il a toutefois salué la volonté du gouvernement de maîtriser le déficit budgétaire dans un contexte économique exigeant.

Inflation : un risque accru

La BCRG s’inquiète de la progression de l’inflation moyenne prévisionnelle, révisée de 3,7 % à 5,2 %, parallèlement à une hausse de 19 % des dépenses courantes, selon les données présentées. Cette évolution appelle, selon Mohamed Lamine Conté, une vigilance renforcée face aux tensions inflationnistes. La Banque centrale entend poursuivre une politique prudente pour préserver la stabilité des prix tout en favorisant le financement de l’économie.

Liquidité bancaire sous surveillance

Le recours aux titres publics et la baisse des dépôts prévisionnels du Trésor auprès de la BCRG pourraient également affecter la liquidité bancaire. Si les émissions publiques restent nécessaires au financement de l’État, elles risquent d’accentuer la concurrence pour les ressources bancaires et de limiter les crédits au secteur privé.

Enfin, les dépenses d’investissement diminuent de 11,8 %, tandis que les transferts augmentent. La Banque centrale souligne l’importance de préserver les investissements productifs pour renforcer l’offre nationale, soutenir la croissance potentielle et réduire les fragilités structurelles de l’économie guinéenne.

Daouda Yansané