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REJAC 2026: l’environnement au cœur de cette 2ème édition.

Le Comité d’organisation de la deuxième édition de la Rencontre des journalistes africains de Conakry (REJAC 2026) a officiellement lancé, ce mercredi, les préparatifs de l’événement à travers une conférence de presse tenue à Conakry. Placée sous le thème « Lancement des préparatifs de la 2ᵉ édition de la REJAC », cette rencontre a réuni plusieurs professionnels des médias et partenaires institutionnels.

Prenant la parole, le président du comité d’organisation, Aboubacar Condé, a rappelé le contexte ayant conduit à la création du journal Le Punch puis de la REJAC. Il a évoqué les difficultés traversées par la presse écrite en Guinée et la volonté des journalistes concernés de se réorganiser afin de continuer à exercer leur métier.

« Nous étions ici même en novembre 2024 pour lancer le journal Le Punch. Face aux difficultés que connaissait la presse écrite, nous avons décidé de nous unir dans une dynamique collective afin de poursuivre notre engagement journalistique. C’est ainsi qu’est née la REJAC », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’ambition des initiateurs est de faire de Conakry un rendez-vous annuel incontournable des journalistes africains, à l’image d’autres grandes capitales du continent.

La première édition, organisée l’an dernier, a connu un succès encourageant, grâce notamment à l’accompagnement des médias et des partenaires. Pour cette deuxième édition, prévue les 10 et 11 juin 2026, plusieurs démarches ont déjà été entreprises, notamment l’identification des partenaires, des thématiques ainsi que des pays invités.

Un thème centré sur les changements climatiques

Intervenant à son tour, Ismaël Camara a annoncé que la thématique centrale retenue cette année est : « Médias et changements climatiques en Afrique ».

Il a souligné que ce choix répond à l’actualité et aux enjeux environnementaux auxquels les pays africains, y compris la Guinée, sont confrontés.

« Chaque année, nous choisissons une thématique en lien avec l’actualité. Cette année, le thème des changements climatiques s’est imposé à nous en raison de sa pertinence et de son importance pour nos sociétés », a-t-il déclaré.

Le comité d’organisation bénéficie déjà du soutien institutionnel du ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que du ministère de l’Information, de la Communication et de l’Économie numérique. La Haute Autorité de la Communication (HAC) a également apporté son appui à l’initiative.

Plusieurs partenaires privés accompagnent également l’événement, parmi lesquels FabGaz, Gassifo International, FECAN et Alchipa. Des discussions sont en cours avec d’autres structures, notamment certaines sociétés minières et Reporters sans frontières.

Six pays africains attendus

Les organisateurs ont annoncé la participation attendue de journalistes venus de six pays africains : la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, le Togo et le Congo-Brazzaville.

« Cette année, nous voulons donner une dimension encore plus africaine à l’événement en invitant plusieurs confrères du continent autour de cette problématique commune », a indiqué Ismaël Camara.

Plusieurs sous-thèmes au programme

Boubacar Sansi Barry, membre actif du comité d’organisation, a détaillé les différents sous-thèmes qui seront débattus durant les deux journées de travaux.

Parmi eux figurent :

• Les défis du journalisme environnemental en Afrique ;

• La gestion des aires protégées face aux changements climatiques ;

• Médias et exploitation minière : entre opportunités économiques et vigilance écologique.

Selon lui, ces échanges permettront aux journalistes de mieux comprendre les enjeux climatiques et environnementaux afin de mieux les expliquer aux populations.

« Nous utilisons régulièrement le concept de changement climatique, mais il est important que les journalistes comprennent concrètement ses implications en Guinée afin de mieux sensibiliser les citoyens », a-t-il affirmé.

Les discussions aborderont également la question sensible de l’exploitation minière et de ses impacts environnementaux, dans un contexte où la Guinée mise fortement sur ses ressources minières pour son développement économique.

Vers la création d’un réseau de journalistes environnementaux

Au-delà de la tenue de la REJAC, les organisateurs ambitionnent de mettre en place un réseau de journalistes spécialisés dans les questions environnementales.

« La REJAC doit être un cadre durable de formation et d’échanges. Nous voulons créer un réseau de journalistes spécialisés sur les questions environnementales, avec des formations et des reportages réguliers », a annoncé Boubacar Sanso Barry.

La conférence de presse s’est achevée par une séance d’échanges avec les journalistes présents, tandis que les organisateurs ont promis de revenir prochainement pour présenter les derniers détails liés à l’événement.

Daouda Yansané