Le gouvernement guinéen place désormais la filière coton au centre de ses priorités économiques. Lors du lancement officiel de la campagne agricole 2026-2027, organisé le 2 mai à Kankan, les autorités ont réaffirmé leur ambition de relancer durablement ce secteur, perçu comme un levier clé de diversification et de croissance.
Longtemps marginalisée, la culture du coton fait aujourd’hui l’objet d’une stratégie de repositionnement à l’échelle nationale. À travers le ministère de l’Agriculture, plusieurs réformes structurantes ont été annoncées afin de redynamiser la production et renforcer la compétitivité de la Guinée sur le marché régional.
La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a ainsi détaillé un ensemble de mesures visant à moderniser la filière. Celles-ci incluent un accès élargi aux intrants agricoles subventionnés, la mise à disposition d’équipements adaptés, ainsi qu’une amélioration des circuits de distribution. Le gouvernement prévoit également de renforcer les infrastructures de collecte et de stockage, tout en accompagnant progressivement la mécanisation des exploitations.
Au-delà des enjeux de production, l’exécutif mise sur le coton comme moteur de développement territorial. La relance de la filière devrait contribuer à dynamiser les économies rurales, générer des milliers d’emplois et améliorer les revenus des producteurs, dans un contexte où l’agriculture reste un pilier de subsistance pour une grande partie de la population.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions engagées depuis le lancement initial de la campagne agricole, le 8 avril dernier à Koba, zone à fort potentiel agro-pastoral. L’étape de Kankan marque ainsi une intensification de la mobilisation autour des objectifs de la saison, avec une attention particulière portée au coton comme filière stratégique d’avenir.
Avec cette nouvelle impulsion, la Guinée ambitionne de rejoindre à moyen terme le cercle des producteurs cotonniers majeurs en Afrique de l’Ouest, tout en consolidant sa transition vers une économie plus diversifiée et résiliente.
Daouda Yansané