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FER  : le CA approuve la construction de 4 postes de péage sur les RN1, 4 et 6

Entre financements insuffisants, défauts d’entretien et faible répression des actes d’incivisme, les routes en Afrique finissent précocement dégradées. Une situation qui pousse plusieurs pays à opter pour des modèles de financement comme les péages.

Le Conseil d’administration du Fonds d’entretien routier de la République de Guinée a approuvé le plan de construction de 4 postes de péage et de pesage sur les routes nationales numéro 1, 4 et 6. L’initiative vise selon la note du FER à mobiliser des fonds pour d’autres projets d’intérêt public.

Le gouvernement guinéen a modifié le samedi 28 septembre la loi portant institution du péage et du pesage-péage, afin d’augmenter les sources de recettes budgétaires consacrées à l’entretien des routes. Selon le rapport de la Commission parlementaire ayant planché sur le texte, l’une des principales causes de la dégradation généralisée des routes en Guinée est l’insuffisance des budgets alloués au secteur et le manque de mécanismes de contrôle des poids des véhicules, notamment des gros porteurs.

Selon la Banque mondiale, le défaut d’entretien constitue l’un des principaux freins au développement des routes en Afrique. Une situation qui oblige les États à injecter les ressources généralement obtenues en prêt, dans la reconstruction plutôt que d’agrandir les réseaux routiers déjà peu denses.

D’après l’Africa Finance Corporation, le réseau routier revêtu à travers le continent cumule environ 680 000 km de linéaire, soit 6 fois moins qu’en Inde, pays à population de taille similaire, mais d’une superficie 10 fois inférieure. L’Afrique occupe environ 20% de la masse terrestre mondiale, mais son réseau routier bitumé n’en représente qu’à peine 1,5%.

Source: Agence  Ecofin