La campagne agricole 2026-2027 a été officiellement lancée ce mercredi à Koba, dans la préfecture de Boffa, à l’initiative du ministère de l’Agriculture. Ce choix stratégique met en lumière le potentiel de cette zone reconnue pour la fertilité de ses terres et son rôle clé dans la production vivrière nationale, selon une note du département.
La Guinée dispose de plus de 13,7 millions d’hectares de terres arables, mais une part importante reste encore sous-exploitée, notamment les vastes plaines agricoles. À Koba, les autorités entendent inverser cette tendance en misant sur des cultures essentielles telles que le riz, le maïs, le manioc et l’igname, piliers de la sécurité alimentaire.
Pour soutenir les producteurs, le gouvernement a mobilisé un volume conséquent d’intrants agricoles. Au total, 38 900 tonnes d’engrais NPK (dont 34 900 tonnes importées), 10 000 tonnes d’urée, ainsi que 785 000 litres d’herbicides ont été mis à disposition. Les prix sont encadrés : 300 000 GNF pour un sac d’engrais de 50 kg et 15 000 GNF le litre d’herbicide.
Cette campagne s’inscrit dans une stratégie globale visant à améliorer durablement les rendements agricoles à travers la mécanisation, l’accès aux intrants et le renforcement des infrastructures rurales. Elle bénéficie également d’un appui extérieur, notamment un financement de 2 millions de dollars accordé le 1er avril 2026 par le Japon, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM).
Les autorités ambitionnent ainsi de faire de cette campagne un levier de croissance et de souveraineté alimentaire pour le pays.
Daouda Yansané