Émergence – Le chemin de fer TransGuinéen, long de 650 kilomètres et reliant l’est à l’ouest de la Guinée pour l’évacuation du minerai de fer de Simandou, devrait bientôt élargir sa vocation. Le corridor ferroviaire commencera à transporter des passagers et des marchandises avant novembre 2027, selon la Compagnie du TransGuinéen (CTG).
Conçu principalement pour assurer le transport du minerai de fer de Simandou vers les infrastructures portuaires à Moribaya, le TransGuinéen est appelé à devenir un corridor ferroviaire à vocation multi-usages et multi-usagers.
La CTG, coentreprise chargée de la gestion de cette infrastructure, prévoit ainsi d’ouvrir progressivement le réseau au transport des personnes et des marchandises. Une vingtaine de trains devraient assurer des liaisons dans les deux sens, notamment entre les agropoles, les zones industrielles et les nouvelles villes appelées à émerger autour du projet Simandou.
Le président du Conseil d’administration de la CTG, Mamoudou Nagnalen Barry, estime que le corridor doit jouer un rôle majeur dans la transformation économique du pays, en facilitant notamment l’acheminement des produits agricoles et industriels entre la Guinée forestière et la Basse-Guinée.
« Ce n’est pas une infrastructure destinée uniquement au transport du minerai. Elle est aussi là pour participer au transport des produits de la Guinée », a-t-il expliqué.
Selon le PCA de la CTG, les conventions prévoient l’ouverture du transport des passagers et des marchandises dans un an. « Dans les conventions, on a plus tard novembre 2027, les trains vont commencer à transporter les passagers et les marchandises. Mais nous, on va faire plus tôt que ça », a-t-il dit dans un live facebook.
Toutefois, la compagnie entend devancer cette échéance pour mettre en service ces nouvelles fonctionnalités avant cette date.
Ce décalage entre le démarrage du transport du minerai et celui des passagers et des marchandises s’explique notamment par l’intégration de la dimension multi-usages dans les conventions renégociées sous le CNRD.
À terme, le TransGuinéen est donc appelé à dépasser sa vocation minière pour devenir un véritable outil d’intégration économique et territoriale, en reliant les principaux pôles de production, les zones industrielles et les nouveaux centres urbains du pays.
Samuel Camara