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Mali : plus de 109 milliards FCFA de recettes minières mobilisés pour financer les infrastructures.

Le Mali renforce sa stratégie de valorisation des revenus issus du secteur extractif. Entre janvier 2025 et juin 2026, le pays a mobilisé plus de 109 milliards FCFA destinés au financement de projets d’infrastructures dans les secteurs de l’énergie, de l’hydraulique et des transports.

Le gouvernement malien a annoncé avoir mobilisé 109,14 milliards FCFA grâce au Fonds de financement des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, alimenté par les contributions des sociétés minières et des exploitants industriels de carrières. Ce bilan a été présenté le 31 juillet par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, lors de la première réunion du Comité de pilotage du Fonds.

Les autorités précisent que cette somme correspond aux ressources collectées entre janvier 2025 et juin 2026 et non à des investissements déjà réalisés. Ces fonds seront progressivement affectés au financement de projets structurants visant à améliorer les infrastructures nationales et à soutenir la croissance économique.

Créé par le Code minier de 2023, ce mécanisme constitue l’un des principaux outils de redistribution des revenus générés par l’exploitation des ressources minières. Durant les cinq premières années d’exploitation, les entreprises minières versent une contribution équivalente à 1 % de leur chiffre d’affaires trimestriel, complétée par 10 % de la redevance ad valorem. À partir de la sixième année, ce prélèvement est porté à 2,5 % du chiffre d’affaires, renforçant ainsi les capacités financières du Fonds.

À travers cette initiative, Bamako entend accroître les retombées économiques du secteur minier en transformant une partie des recettes extractives en investissements publics. L’ambition est de financer des infrastructures capables de soutenir durablement le développement économique, d’améliorer l’accès à l’énergie et à l’eau, de renforcer les réseaux de transport et de créer un environnement plus favorable à l’investissement privé.

Cette politique s’inscrit dans une volonté plus large des autorités maliennes de faire des ressources minières un levier de diversification économique et de développement à long terme.

Daouda Yansané