Emergence – La toute nouvelle Assemblée nationale guinéenne a adopté lundi, à la majorité des voix, une ordonnance du président de la République relative à la ratification de la Convention minière amendée de la compagnie chinoise Chalco.
Ladite convention amendée a été signée en mai 2026 entre le gouvernement et les filiales de Chalco comme Chalco Guinea Company SA, Chalco Port et Boffa Project Refinery. Elle vient modifier la convention de base signée en juin 2018 entre les parties.
La convention amandée a été signée en mai pendant que le CNT ne siégeait plus et le pays s’apprêtait à tenir les élections législatives.
Selon le texte approuvé par la nouvelle législature, le projet compte trois phase. Une première consacrée à l’extraction de la bauxite brute qui déjà en cours d’exécution, une deuxième relative à la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine d’une capacité de 1,2 million tonnes par an et enfin une troisième phase relative à la transformation de l’alumine en aluminium métal sur place.
Les députés ont salué les avancées contenues dans la loi notamment la construction de la raffinerie, les clauses prévoyant la participation de l’Etat au capital et celles relatives aux droits de commercialisation.

Ils ont approuvé l’ordonnance, mais ont invité le gouvernement à faire des efforts supplémentaires pour apporter des précisions sur la durée indicative de chacune des trois phases. Ce qui ne figure pas dans l’accord. « La durée indicative de chacune de trois phases pourrait permettre de mieux mesurer l’impact de la transformation de la bauxite en alumine, puis en aluminium », espèrent les élus.
On rappelle déjà que la société exporte la bauxite depuis 2020. Deuxième exportateur du minerais dans le pays, elle a expédié 7,7 millions de tonnes au second trimestre de l’année.
En juin, elle a lancé en juin les travaux de construction de sa raffinerie d’alumine. Les investissements sont estimés à 1 milliard de dollars.
Samuel Camara