Emergence – Le groupe italien Eni SpA vient d’obtenir l’autorisation des autorités guinéennes pour mener des travaux de reconnaissance des hydrocarbures sur une partie de la zone offshore du pays.
Ces opérations de prospection, qui seront réalisées à travers des méthodes géologiques, géophysiques et géochimiques, concernent quinze blocs offshore couvrant une superficie totale de 49 089 km².
Selon un arrêté en date du 21 mai publié au Journal officiel de la République, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a précisé que cette autorisation ne permet pas la réalisation de forages au-delà d’une profondeur de 300 mètres.
La décision souligne également que cette autorisation ne confère aucun droit préférentiel à l’obtention d’un contrat pétrolier. Elle est par ailleurs non cessible, non transmissible et non amodiable. « L’autorisation est accordée pour une durée de douze mois à compter de sa publication au Journal officiel, avec possibilité d’un unique renouvellement de douze mois supplémentaires », note-t-elle.
L’arrêté ajoute que la compagnie italienne devra soumettre un programme de travaux à une Commission technique de suivi dans un délai de 45 jours à compter de la publication dans le JO, puis démarrer les opérations dans les 60 jours suivant la validation du programme par ladite commission.
Les parties conviennent également que les dispositions de cette autorisation pourront être modifiées si Eni conclut ultérieurement un contrat pétrolier avec l’Etat guinéen sur un ou plusieurs blocs concernés, ou en cas de renonciation à tout ou partie des blocs situés dans la zone d’autorisation.
Enfin, l’Etat guinéen se réserve le droit de retirer son autorisation après mise en demeure restée sans effet, notamment en cas de non-respect du programme de travaux, de violation de la réglementation en vigueur ou de renonciation volontaire de Eni.
On rappelle que dernier puits foré dans le cadre de l’exploration pétrolière en Guinée remonte à septembre 2017. Hyperdynamics et son partenaire nigérian South Atlantic Petroleum (Sapetro) avaient injecté 46 millions de dollars dans les recherches pétrolières sur une zone d’environ 5 000 km².
Samuel Camara