Émergence – L’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) de Guinée a, dans un communiqué publié lundi 30 mars, enjoint les promoteurs de Wi-Fi zones de mettre immédiatement fin à leurs activités de fourniture d’accès à Internet.
Le régulateur dénonce la multiplication de ces points d’accès, opérant sans autorisation préalable. Il rappelle que la fourniture de services Internet relève exclusivement des opérateurs mobiles et des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) dûment agréés. « L’ARPT interpelle toute personne physique ou morale exerçant illégalement l’activité de zones Wi-Fi à cesser sans délai », précise l’institution.
Selon l’Autorité de régulation, l’utilisation de ces réseaux privés présente des risques, notamment en matière de sécurité des données personnelles et de qualité des communications, en raison des interférences qu’ils peuvent engendrer.
La Guinée connaît depuis quelques années une forte expansion de ces zones Wi-Fi proposant un accès Internet haut débit via des hotspots. Dans plusieurs quartiers densément peuplés de la capitale Conakry, des particuliers, équipés de routeurs, commercialisent des connexions à des tarifs très accessibles. Pour environ 5 000 francs guinéens, les utilisateurs peuvent naviguer pendant 24 heures.
Ces offres rencontrent un succès, notamment dans les marchés et auprès des populations à faibles revenus, souvent moins sensibles aux enjeux liés à la protection des données personnelles.
De leur côté, les habitués de ces services justifient leur recours par le coût jugé élevé des offres des opérateurs traditionnels que sont les FAI et les sociétés de téléphonies, ainsi que par des insuffisances en matière de service après-vente.
À l’inverse, les promoteurs de zones Wi-Fi, souvent issus des mêmes quartiers, offrent une proximité et une réactivité appréciées des usagers.
Samuel Camara