À Conakry, les autorités guinéennes ont officiellement lancé, le 14 avril 2026, un vaste chantier de révision du Code des investissements. Cette réforme majeure vise à moderniser un dispositif clé de l’économie nationale, afin de renforcer à la fois l’attractivité du pays et la sécurité des investisseurs.
Adopté en 2015, l’actuel Code reposait sur une logique libérale, offrant des avantages fiscaux et douaniers pour attirer les capitaux étrangers. Désormais, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape en orientant davantage les investissements vers la transformation locale et la création de valeur sur le territoire.
Pour Amadou Oury Bah, Premier ministre, cette révision s’inscrit dans une dynamique plus large de refondation de l’État impulsée par le président Mamadi Doumbouya. L’objectif est clair : faire du secteur privé un moteur central de croissance et de richesse, tout en assurant un cadre plus structurant et équilibré.
Soutenue par l’agence belge Enabel, la réforme ambitionne de doter la Guinée d’un outil juridique moderne, inclusif et davantage tourné vers les secteurs productifs. Son directeur pays, Said Karmaoui, a salué une initiative décisive, fruit de plusieurs années de coopération.
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs figures gouvernementales, dont Djiba Diakité et Fatima Camara, ainsi que des représentants du secteur privé. Cette réforme pourrait marquer un tournant dans la stratégie économique guinéenne, en conciliant attractivité et souveraineté industrielle.
Daouda Yansané