Dossier- Emergence : Il faudra encore patienter longtemps, sinon trop longtemps , pour voir la fin des travaux de construction du centre d’insertion juvénile socio-professionnelle de Bambeto-Cosa.
Cette initiative du Président de la République tarde à se concrétiser, alors même qu’elle avait été favorablement accueillie dans cette commune, l’une des moins dotées en infrastructures de la capitale.
En cause : le retard considérable accusé dans l’exécution de l’ouvrage. Les travaux avancent à un rythme jugé trop lent, rendant caduques toutes les prévisions initiales. Le délai de réalisation, fixé à 24 mois pour un coût global de plus de 114 milliards de francs guinéens, est largement dépassé. Lancés en grande pompe le 18 octobre 2022, les travaux étaient censés s’achever courant 2025. Or, à la fin des deux années contractuelles, le taux d’exécution n’atteint même pas 51 %.
C’est une estimation qui est faite par le maître d’ouvrage sur la base de la supervision de la mission d’étude, de contrôle du cabinet BETA Consulting.
Une entreprise concentre aujourd’hui la colère , certes exprimée à voix basse , des autorités : GUICOPRES BTP, adjudicataire du contrat.
Une visite du site révèle l’ampleur des travaux restant à réaliser. Le terrain de football n’a toujours pas été construit et les bâtiments en cours d’édification donnent l’image d’un chantier encore loin de voir le bout du tunnel.
Face à cette situation, le Premier ministre aurait intimé à l’entreprise l’ordre d’accélérer les travaux. Une mission ministérielle de haut niveau devait se rendre sur le chantier afin d’exercer une pression supplémentaire en vue d’une livraison rapide. Toutefois, cette mission n’a jamais eu lieu, le gouvernement ayant entre-temps démissionné.
Reste alors à savoir : à qui la faute ?
Selon nos interlocuteurs sur le chantier, toutes les parties porteraient une part de responsabilité, notamment en raison de la lenteur dans le décaissement des fonds.
Du côté du ministère, cette accusation est rejetée. Nos sources là-bas nous indiquent que le financement a déjà atteint près de 70 %, tandis que le taux d’exécution des travaux plafonne autour de 50 %. Cette statistique, si elle savere , pourrait davantage mettre l’entreprise GUICOPRES dans une position pas très confortable.
Dossier à suivre.
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