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Allocation du FER : « Le CNT recommande au Gouvernement de revoir ce budget à la hausse… ».

La construction des infrastructures routières occupe une place importante sous le règne du CNRD. Partout dans le pays, des chantiers sont ouverts pour désenclaver des localités longtemps restées difficiles d’accès, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Cet engagement du chef de l’État est traduit sur le terrain par le couple AGEROUTE–FER (Fonds d’Entretien Routier), dont les actions dans la construction et la maintenance, notamment des voiries urbaines , sont largement saluées par les populations.

Mais, malgré les efforts consentis, ces interventions demeurent insuffisantes pour répondre aux nombreux défis liés à l’entretien du réseau routier national, principalement en raison du manque de ressources. C’est du moins , le même constat que vient de faire le Conseil National de la Transition (CNT) dans un rapport sans équivoque sur les préoccupations du moment.

« Il ressort des travaux menés avec le département des Infrastructures et des Travaux publics que l’AGEROUTE, dont le besoin annuel est estimé à 2 000 milliards GNF, ne bénéficie en réalité que de 500 milliards GNF, sur une inscription initiale de 800 milliards GNF de la part de son principal bailleur, le Fonds d’Entretien Routier (FER). Il en résulte donc un gap budgétaire de 1 500 milliards GNF », a fait remarquer le CNT.

Face à ce déficit de financement, qui réduit considérablement la capacité de l’AGEROUTE à assurer l’entretien et la réhabilitation du réseau routier national, « le CNT recommande au Gouvernement de revoir ce budget à la hausse afin de permettre une meilleure couverture des besoins réels du secteur », insistent les honorables conseillers.

Il faut préciser qu’en plus de l’AGEROUTE, le FER finance également d’autres maîtres d’ouvrage, notamment la DNRP (Direction Nationale des Routes Préfectorales), la DNGR (Direction Nationale du Génie Rural), l’AGUISER (Agence Guinéenne de Sécurité Routière) ainsi que l’ONR (Observatoire National des Routes).

Il est alors désormais attendu du Gouvernement qu’il consente les efforts nécessaires pour satisfaire ces recommandations. L’objectif est clair : offrir au FER une surface financière suffisante pour relever les défis liés à l’entretien des routes, dont une grande partie se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée

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