Émergence – Le projet de nouvelle Constitution soumis à référendum dimanche 21 septembre en Guinée a recueilli une large majorité des voix, permettant ainsi au pays d’amorcer le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Le « Oui » a recueilli 5 135 951 de voix, soit 89.38%, contre 610 376 voix (10,62%) pour le « Non » sur un suffrage valablement exprimé de 5 746 327 voix, a affirmé le ministre de l’Administration du territoire et de décentralisation Ibrahima Kalil Condé.
« Conformément aux procédures légales, ces résultats provisoires seront transmis à la Cour suprême, seule institution compétente pour les examiner, entendre d’éventuels litiges, les valider et annoncer les résultats définitifs », a-t-il ajouté.
Le taux de participation est de 86,42%.
La constitution de 199 articles prévoit de nouvelles réformes qui, si elles sont implémentées, renforceront la gouvernance économique.
Il est prévu par exemple la création d’un Sénat qui va constituer avec l’Assemblée nationale, le pouvoir législatif.
En plus, elle va doter le pays d’une Commission nationale pour le développement. Celle-ci aura pour mission de contribuer à l’élaboration des stratégies nationales de développement, d’assure le contrôle et le suivi des politiques en matière de sécurité alimentaire, supervision des réserves agricoles, minières, pétrolières et énergétiques. « La commission nationale pour le développement donne son avis sur tout contrat minier, énergétique et environnemental avant sa signature ».
Aussi, le texte prévoit l’installation d’une Cour spéciale de Justice de la République avec pour compétence de juger le président de la République, le Premier ministre et les membres du gouvernement en cas de haute trahison, de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions.
La constitution fixe le mandat présidentiel à 7 ans, renouvelable une seule fois. Les candidats au scrutin présidentiel devront être âgés de 40 ans au moins à 80 ans au plus.
Samuel Camara