Émergence – Les Guinéens votent depuis ce dimanche 21 septembre matin pour se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution soumis par les autorités de la transition.
« Je viens de m’acquitter de mon devoir civique. Pour moi, ce référendum est la seule voie pour sortir de cette transition militaire qui dure depuis quatre ans », a déclaré Mohamed Lamine Traoré, soudeur de profession, âgé de 44 ans à Dabondy 2. « Ce vote permet d’avoir une nouvelle Constitution pour notre pays et j’espère que beaucoup de mes compatriotes Guinéens vont également comprendre l’enjeu de ce scrutin », a-t-il ajouté.
Comme lui, Aboubacar Diallo, 58 ans, agent commercial et résident de Gbessia Cité 1, dit avoir glissé son bulletin dans les urnes pour mettre un terme à la transition.
« J’ai décidé de voter pour libérer mon pays de cette transition. Au-delà de cela, je suis citoyen et je remplis mon acte de citoyenneté ».
A l’image de ces deux citoyens, environ 6,7 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour approuver ou rejeter la Loi suprême.
Les bureaux de vote ont ouvert à 7h et fermeront à 18h.
La loi proposée fixe la durée du mandat présidentiel à 7 ans, renouvelable une seule fois. Le texte prévoit aussi que le pays soit doté d’un Sénat et de nouvelles institutions républicaines dont une Commission économique nationale.
Le vote de ce dimanche est crucial. Il est le point de départ d’un processus de retour à l’ordre constitutionnel dont l’autre point nodal est l’élection présidentielle.
Il est scruté par la communauté internationale. L’Organisation Internationale de la Francophonie, la CEDEAO et l’Union européenne observe le scrutin.
La Guinée détient plus de la moitié des réserves mondiales de bauxite, matière première qu’on transforme en alumine, puis en aluminium. Le pays dispose également des réserves de fer dont le plus important est Simandou.
Daouda Yansané et Samuel Camara