Le lundi 1er septembre 2025 marque la fin du repos biologique des poissons, instauré du 1er juillet au 31 août, selon l’annonce du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fassou Théa.
Cette décision permet la reprise des activités industrielles et semi-industrielles dans la zone des 60 milles marins, conformément à l’arrêté A/2024/1854/MPEM/SGG du 31 décembre 2024 encadrant le plan halieutique 2025.
Un pilier économique significatif
Le secteur de la pêche contribue, en moyenne, à 6 % du PIB national, générant une valeur ajoutée estimée à 3 193 milliards de GNF par an sur la période 2009–2018. Ce total se répartit entre la production (2 210 milliards GNF), le mareyage (355,5 milliards), la transformation artisanale (450 milliards), les exportations (93,5 milliards), et les recettes fiscales (87,5 milliards), selon OpenEdition JournalsResearchGate.
De plus, le secteur est un important pourvoyeur d’emplois : il représente 12,1 % de la population active, soit environ 237 240 emplois directs et indirects University of Portsmouth. L’impact économique est donc non seulement financier, mais aussi social, en desservant des centaines de milliers de ménages.
La balance commerciale est également excédentaire, avec un surplus moyen de 155 milliards de GNF par an, a-t-il précisé.
Impact de la suspension sur le marché intérieur
Pour limiter les perturbations sur l’approvisionnement local et les pressions inflationnistes, le gouvernement a mis en place une mesure économique clé : l’exonération des droits et taxes sur l’importation de 15 000 tonnes de poisson, permettant ainsi de soutenir le marché national et le pouvoir d’achat des consommateurs, a expliqué le ministre Théa.
Pour finir, il a exprimé son optimisme quant aux prochaines évaluations des stocks, anticipant une reprise durable des captures et une croissance soutenue du secteur. Il a salué le renforcement des contrôles, précisant qu’« aucune infraction n’a été constatée », un gage de gestion responsable et d’exploitation durable.
Daouda Yansané