La Guinée prépare le lancement d’un programme de développement agro-industriel dans la région de Boké, avec pour priorités le riz, l’anacarde et l’arachide. Une mission conjointe de partenaires techniques et financiers, prévue jusqu’au 26 octobre 2026, doit contribuer à finaliser la conception du projet et à préciser ses modalités de financement.
Le gouvernement guinéen accélère les préparatifs du Projet d’appui au développement des chaînes de valeur agro-industrielles (PRODCVA). Le lundi 12 octobre 2026, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Oumar Barry, a reçu une mission de pré-évaluation chargée d’examiner les contours techniques et financiers du programme.
Cette mission mobilise plusieurs institutions, notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Pour sa première phase, le projet concentrera ses interventions sur l’agropole de Boké. Les investissements envisagés concernent l’aménagement des terres agricoles, la mécanisation, les infrastructures de collecte et de stockage, ainsi que la transformation locale des productions.
L’enjeu économique consiste à accroître la valeur ajoutée des filières agricoles nationales, en améliorant les débouchés commerciaux des producteurs et en favorisant l’émergence d’unités agro-industrielles. Le programme pourrait également contribuer à réduire les pertes après récolte et à soutenir la création d’emplois dans les zones rurales.
Jusqu’au 26 octobre, les partenaires doivent poursuivre les consultations techniques et les visites de terrain afin de définir les interventions prioritaires et les modalités de cofinancement.
Le coût global du PRODCVA, la répartition des contributions financières et le calendrier d’exécution n’ont pas encore été précisés. Ces éléments permettront de mesurer l’ampleur des investissements attendus et les retombées économiques potentielles pour la région de Boké et l’économie guinéenne.
Daouda Yansané