Emergence – La Guinée veut faire du corridor Simandou, long de 650 kilomètres, bien plus qu’un simple axe d’évacuation des minerais. À travers le programme Simandou 2040, le gouvernement ambitionne d’en faire un véritable corridor de développement socio-économique, adossé à un vaste programme d’investissements évalué à plus de 200 milliards de dollars. Sur cette enveloppe, 65 milliards de dollars doivent être mobilisés dès la première vague auprès des investisseurs privés.
Selon Namory Camara, directeur général de l’Agence Guinéenne de Développement, connue sous son acronyme anglais comme GDB, sur les 65 milliards de dollars recherchés auprès du secteur privé, 13 milliards sont destinés aux infrastructures et 7,5 milliards de dollars à l’énergie. Tandis que d’autres besoins concernent notamment la santé, l’éducation, la formation et l’ingénierie.
« L’ambition du président de la République n’est pas d’en faire un corridor minier, c’est d’en faire un corridor de développement socio-économique », a-t-il déclaré, mardi 20 octobre, à Conakry, lors du Forum UK-Francophone West and Central Africa.
Ce forum qui regroupe plusieurs centaines d’investisseurs britanniques et des pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre scrute les possibilités d’investissements dans diverses secteurs sur le continent.
M. Camara a mis en avant les nouvelles opportunités créées par les infrastructures du TransGuinéen, parmi lesquelles la création de zones économiques spéciales et de parcs industriels.
L’agro-industrie figure également parmi les secteurs prioritaires de cette programme. Et la Guinée estime à plus de 8 milliards de dollars les projections d’investissements privés dans ce secteur.
Samuel Camara