Près de 700 millions dollars , soit 6 000 milliards de francs guinéens. C’est le montant colossal que l’État consacre chaque année aux transferts budgétaires en faveur de ses établissements publics et de certains secteurs stratégiques. Une enveloppe qui place la réforme de ces structures au cœur des enjeux de gestion des finances publiques en Guinée.
À l’occasion de la revue des établissements publics, le Premier ministre Amadou Oury Bah a souligné l’ampleur des ressources mobilisées par l’État. Près de la moitié de cette enveloppe est absorbée par le secteur énergétique, tandis que l’autre moitié est destinée aux établissements publics administratifs et aux structures de santé.
Derrière ces chiffres se dessine une question centrale : que produit chaque franc public investi ?
Car au-delà du volume des financements, c’est désormais l’efficacité de ces structures, leur gouvernance et leur capacité à fournir des services de qualité aux populations qui sont interrogées.
La revue gouvernementale porte sur 119 établissements publics, qui emploient plus de 13 000 agents et couvrent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie et des services essentiels.
Pour les autorités, l’objectif est donc clair : mieux contrôler l’utilisation des ressources publiques, renforcer la gouvernance et imposer davantage de résultats.
L’enjeu de la réforme dépasse ainsi la simple réorganisation administrative. Il s’agit de s’assurer que les milliards mobilisés par l’État se traduisent concrètement par des services publics plus efficaces, une meilleure gestion et un impact réel sur le développement national.
Avec 6 000 milliards GNF mobilisés chaque année, la question n’est plus seulement de savoir combien l’État dépense, mais surtout ce que ces dépenses rapportent aux citoyens.
Daouda Yansané