Emergence – La production de la mine d’or de la SAG, principale société aurifère industrielle de Guinée, a enregistré une baisse de 6 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.
L’information a été publiée le 8 mai par le groupe sud-africain AngloGold Ashanti, détenteur de 85 % du projet, l’État guinéen conservant les 15 % restants.
Entre janvier et mars 2026, la production attribuable à AngloGold Ashanti s’est établie à 75 000 onces d’or, contre 80 000 onces un an plus tôt. En tenant compte de l’ensemble des participations, la production totale de la mine atteint environ 88 235 onces, en recul par rapport aux 94 118 onces produites au premier trimestre 2025.
Selon la compagnie, cette contre-performance s’explique principalement par une diminution des volumes de minerai traités, malgré une amélioration des teneurs en or. Cette évolution intervient après une année 2025 marquée par une progression de 6 % de la production et une amélioration des revenus générés par le site.
Malgré ce ralentissement opérationnel, la flambée des cours mondiaux de l’or a permis à la mine de maintenir une forte rentabilité. Les revenus trimestriels de Siguiri ont ainsi bondi à 377 millions de dollars, contre 221 millions de dollars à la même période l’an dernier.
La mine de Siguiri demeure un actif stratégique pour l’économie guinéenne, encore largement dominée par l’orpaillage artisanal. L’État tire des revenus du projet à travers les dividendes liés à sa participation, les redevances minières et les différents prélèvements fiscaux appliqués au secteur extractif.
Daouda Yansané