À Bamako, une exposition dédiée aux produits locaux se tient jusqu’au 10 mars afin de promouvoir la consommation nationale et renforcer la place des entreprises maliennes dans l’économie. L’initiative s’inscrit dans une nouvelle orientation des autorités visant à faire de la commande publique un levier de développement pour les producteurs et transformateurs locaux.
Une note gouvernementale datée du 13 février 2026 recommande en effet à chaque département ministériel de consacrer une enveloppe de 100 millions de FCFA dans le budget 2026 pour l’acquisition de biens et services auprès d’entreprises nationales. L’objectif est de stimuler la production locale et d’encourager l’intégration des acteurs maliens dans les marchés publics.
Selon les statistiques officielles, la commande publique représentait déjà plus de 500 milliards de FCFA en 2019, soulignant son poids stratégique dans l’économie du pays.
Président de l’Assemblée Permanente des Chambres de métiers du Mali (APCMM), Mamadou Minkoro Traoré estime que cette politique traduit une volonté de l’État de faire confiance aux artisans et industriels nationaux. « La commande publique signifie que l’État décide de consommer ce que nous produisons et transformons localement », explique-t-il.
Pour accéder à ces marchés, les entreprises doivent toutefois répondre à plusieurs exigences administratives, notamment l’immatriculation au registre des métiers ou au registre du commerce selon le niveau d’activité, l’obtention d’un numéro d’identification fiscale (NIF), ainsi que la présentation de garanties bancaires et d’un catalogue de produits.
Parmi les exposants, plusieurs entrepreneurs voient dans cette mesure une opportunité majeure pour valoriser le « Made in Mali » et renforcer la visibilité des produits locaux sur le marché national.
Daouda Yansané