Emergence – Lors de la présentation du projet de Loi de finances 2026, mercredi 12 février, devant le Conseil national de transition, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a dévoilé les grandes orientations budgétaires du gouvernement. L’exécutif affiche une ambition claire : ramener le déficit budgétaire à 3 % du produit intérieur brut (PIB), contre 4 % en 2025.
Selon les informations publiées sur la page officielle du Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, les premières projections font état d’une hausse significative des recettes publiques. Celles-ci devraient progresser de 13,6 % par rapport à la Loi de finances rectificative (LFR) 2025.
Dans le même temps, les dépenses d’investissement enregistreraient une augmentation de 28 %, traduisant la volonté des autorités d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants, notamment ceux inscrits dans le cadre du Programme Simandou 2040, auquel le budget de l’État se veut pleinement aligné.
« Le déficit budgétaire devrait s’établir autour de 3 % du PIB, contre 4 % en 2025 », a précisé la ministre. Un niveau conforme, selon elle, aux critères de convergence fixés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui recommandent un encadrement strict des équilibres macroéconomiques au sein de l’espace communautaire.
Pour atteindre ces objectifs, Mariama Ciré Sylla a insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes publiques. Elle a également instruit les services techniques, sous la coordination de la Direction générale du Budget, de finaliser le cadrage budgétaire en vue de l’élaboration définitive de la Loi de finances 2026.
À travers ces orientations, le gouvernement entend concilier relance de l’investissement public et discipline budgétaire, dans un contexte marqué par d’importants besoins de financement des infrastructures et de transformation structurelle de l’économie.
Daouda Yansané