Emergence – La Banque africaine de développement (BAD) tire la sonnette d’alarme. Pour engager une transformation économique profonde et durable, le continent africain devra mobiliser près de 400 milliards de dollars par an, un impératif face aux défis structurels persistants et aux ambitions de croissance inclusive.
Selon l’institution panafricaine, ces ressources sont indispensables pour financer les infrastructures, accélérer l’industrialisation, renforcer la résilience climatique et soutenir le développement du capital humain. Routes, énergie, agriculture, éducation et santé figurent parmi les secteurs prioritaires identifiés pour libérer le potentiel économique africain.
La BAD souligne que cet effort financier ne pourra reposer uniquement sur l’aide publique au développement. Elle appelle à une mobilisation accrue des ressources internes, à une meilleure efficacité fiscale et à un recours plus stratégique aux marchés de capitaux. Le secteur privé, les fonds souverains, les institutions financières régionales et les partenariats public-privé sont également appelés à jouer un rôle clé.
Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, un accès plus coûteux au financement et des besoins sociaux croissants, la BAD estime que l’Afrique doit repenser ses modèles de financement. L’objectif est clair : passer d’une logique de survie économique à une dynamique de transformation structurelle capable de soutenir une croissance forte, inclusive et créatrice d’emplois sur le long terme.
Daouda Yansané