Les autorités guinéennes accélèrent leurs discussions avec plusieurs partenaires internationaux afin de renforcer la transformation locale de la bauxite. Au-delà du partenariat déjà engagé avec SPIC, des négociations « avancées » sont en cours avec le groupe chinois Chinalco et la société française Alteo, tandis que des échanges se poursuivent avec la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) et l’Américain Alcoa, a déclaré le ministre des Mines, Bouna Sylla, lors du lancement du projet Simandou.
L’objectif affiché, a-t-il précisé, est d’installer entre cinq et six raffineries d’alumine d’ici 2030, afin de porter la capacité nationale de transformation à près de 7 millions de tonnes métriques par an.
« Ce projet marque un tournant stratégique pour la filière minière guinéenne. Le pays, déjà parmi les premiers exportateurs mondiaux de bauxite, entend désormais monter en gamme en développant une véritable industrie de transformation locale », a souligné le ministre.
La bauxite guinéenne, réputée pour sa faible teneur en silice et sa compatibilité avec les procédés de raffinage à basse température, constitue un atout majeur dans cette stratégie. Elle représente déjà près de 25 % de la production mondiale d’aluminium, confirmant ainsi la Guinée comme un acteur incontournable du marché mondial.
Daouda Yansané