Le président Ould Tah a tenu, vendredi 24 octobre à Abidjan, une séance de travail de haut niveau avec les dirigeants des principales institutions africaines de garantie. Cette rencontre, organisée à la suite des consultations du mardi précédent, a réuni Ngueto Tiraina Yambaye, directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) ; Felix Bikpo, président du Conseil d’administration du Groupe du Fonds africain de garantie (AGF), accompagné de son directeur général Jules Ngankam ; Abdourahmane Diallo, directeur général du Fonds de solidarité africain (FSA) ; ainsi que Manuel Moses, directeur général de l’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (ATIDI).
Ces institutions, véritables piliers de la garantie financière sur le continent, jouent un rôle clé dans le renforcement de la souveraineté économique de l’Afrique. En soutenant l’accès au financement et en favorisant les investissements, elles contribuent directement à la croissance et à la résilience des économies africaines.
La Banque africaine de développement (BAD) apparaît comme un partenaire stratégique dans cet écosystème. Son appui constant aux fonds de garantie africains renforce leur capacité à soutenir les entreprises, à dynamiser le commerce et à mobiliser des ressources d’investissement. Les institutions présentes à Abidjan ont d’ailleurs noué avec la Banque un partenariat solide, fondé sur une vision commune d’un système financier africain plus intégré et plus performant.
Cette réunion s’inscrit dans la mise en œuvre du deuxième pilier des Quatre points cardinaux de la BAD, consacré à la réforme et à la consolidation des systèmes financiers du continent. L’objectif : structurer les capitaux africains pour qu’ils servent pleinement les priorités de développement. Des efforts sont engagés pour réduire la fragmentation du secteur, harmoniser les cadres réglementaires et renforcer la coopération entre acteurs financiers africains.
À travers ces partenariats, la Banque africaine de développement et les institutions de garantie du continent affirment leur volonté commune de bâtir une Afrique financièrement souveraine, capable de mobiliser ses propres ressources et de soutenir durablement sa croissance.
Daouda Yansané