Émergence – Les autorités guinéennes et leurs partenaires industriels impliqués dans le projet Simandou prévoient d’inaugurer les infrastructures ferroviaires et portuaires en novembre, a affirmé mercredi le ministre du Plan et de la Coopération internationale ismael Nabé.
M. Nabé qui s’exprimait à l’occasion d’une rencontre à Washington a précisé que les deux infrastructures clés de Simandou seront mises en servie le 11 novembre, selon l’agence de presse Bloomberg. Il n’a pas cependant clarifié si cette étape marquera le démarrage effectif de l’exportation du minerai de fer.
Simandou est le plus grand gisement de mine de fer inexploité au monde avec une teneur estimée entre 65% et 68%. Les analystes pensent que son entrée en production pourrait bouleverser le marché mondial du fer.
Le site est divisé en quatre blocs avec les deux premiers détenus par Winning Consortium Simandou, tandis que les blocs 3 et 4 reviennent au couple Rio Tinto-Chinalco.
Le projet qui comprend les mines, un chemin de fer de 650 km et un port minéralier à Moribayah, à 100 km au sud de Conakry, nécessite un investissement global estimé à 20 milliards de dollars.
Les acteurs ont envisagé de lancer la production à la fin de cette année avec un objectif de 60 millions de tonnes de fer dès 2026 et 120 millions de tonnes par an à partir de 2027.
S’exprimant en mai, lors d’Africa CEO Forum à Abidjan, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a assuré que la première tonne de minerai de fer de Simandou devait arriver au port de Moribayah le 25 novembre.
L’annonce du ministre du Plan intervient presque trois semaines après la réception par le président de la Transition, Général Mamadi Doumbouya, de quelques locomotives du projet.
Samuel Camara