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Afrique : l’Italie augmente de 25 % sa contribution à l’IDA pour soutenir le développement durable

Dans le cadre de son ambitieux Plan Mattei pour l’Afrique, l’Italie a annoncé une hausse de 25 % de sa contribution financière à l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres. Cette décision vise à renforcer le développement durable sur le continent africain.

 

Selon un communiqué  daté du 25 avril 2025, cet accord signé avec la Banque mondiale permettra d’intensifier la mise en œuvre du Plan Mattei, qui ambitionne de promouvoir une croissance inclusive et de répondre concrètement aux besoins en développement des pays africains. Il met notamment l’accent sur des investissements dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’eau, la santé, l’éducation et la formation professionnelle, avec en ligne de mire la création massive d’emplois.

 

Doté d’un budget initial de 5,95 milliards de dollars, le Plan Mattei vise à renforcer les liens économiques et stratégiques entre l’Italie et plusieurs nations africaines. Il entend également contribuer à sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Union européenne, à freiner les flux migratoires vers l’Europe, et à faire de l’Italie un hub énergétique reliant les continents africain et européen.

 

Ce renforcement de l’engagement italien s’inscrit dans une dynamique plus large d’investissement accru sur le continent. En février 2025, Rome annonçait le financement d’une école africaine de formation en administration publique à hauteur de 6,5 millions d’euros (environ 7,4 millions de dollars). Un partenariat a également été établi avec l’Éthiopie pour développer ses services numériques.

 

L’accord avec la Banque mondiale s’inscrit par ailleurs dans une logique de coopération avec d’autres grandes institutions, comme la Banque africaine de développement (BAD). L’un des objectifs affichés est de contribuer à fournir l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici 2030, en ligne avec les initiatives internationales de lutte contre la pauvreté énergétique.

Daouda Yansané