L’African Growth and Opportunity Act (AGOA) arrive à son terme. Entré en vigueur en 2000 sous l’initiative de Washington, ce dispositif permettait à une trentaine de pays africains d’exporter sans droits de douane vers les États-Unis des milliers de produits, allant du textile à certains produits agricoles.
Vingt-cinq ans plus tard, l’accord s’est imposé comme un pilier des échanges commerciaux entre l’Afrique et la première puissance économique mondiale. Mais il a aussi suscité des débats sur son efficacité réelle, certains observateurs soulignant que seuls quelques pays ont su pleinement tirer parti de ces facilités douanières.
L’AGOA a officiellement pris fin le mardi 30 septembre à minuit, ouvrant une période d’incertitude pour de nombreuses filières africaines, notamment dans le secteur du textile, déjà fragilisé par la concurrence asiatique. La question désormais est de savoir si Washington acceptera de renégocier un nouveau cadre commercial ou si les pays africains devront se tourner vers d’autres partenaires pour sécuriser leurs exportations.
Daouda Yansané