Les ressources globales des établissements de crédit de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont enregistré une progression notable en 2024, selon le rapport annuel publié par la Commission bancaire basée à Abidjan. À la fin de l’exercice, elles se sont établies à 57 897,9 milliards de FCFA (environ 104,2 milliards de dollars), contre 53 563,1 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 8 % sur un an.
Cette dynamique s’explique principalement par la progression des dépôts bancaires. Les dépôts à vue ont augmenté de 7,7 %, tandis que les dépôts à terme ont progressé de 6,6 %, contribuant à renforcer la base de financement des banques de l’Union. Au total, les dépôts et emprunts représentent 83,3 % des ressources du secteur, devant les capitaux propres et ressources assimilées (12,3 %) et les autres ressources (4,4 %).
Dans le détail, l’encours des dépôts et emprunts a atteint 48 243,5 milliards de FCFA, en hausse de 7,2 % sur un an. Les dépôts à vue dominent la structure avec 56,1 % du total, soit 27 084,4 milliards de FCFA. Les dépôts à moyen et long terme s’élèvent à 21 159,1 milliards de FCFA, représentant 43,6 % de l’ensemble.
Parallèlement, les fonds propres du système bancaire ont progressé plus rapidement que l’ensemble des ressources. Ils ont augmenté de 12,2 % pour atteindre 7 097,7 milliards de FCFA en 2024. Cette hausse est principalement portée par le renforcement du capital et des réserves, qui constituent plus de 94 % du total.
Sur le plan de la liquidité, le déficit structurel de trésorerie des banques s’est légèrement réduit à 5 693,6 milliards de FCFA. Pour couvrir ce besoin, les établissements ont continué de recourir au refinancement de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dont l’encours atteignait 9 444,5 milliards de FCFA à fin décembre 2024.
Daouda Yansané