Le gouvernement guinéen vient de franchir une étape majeure dans sa politique d’investissement public. Le 29 novembre 2025, le Premier ministre Amadou Oury Bah a lancé dans la commune rurale de Ganrambé (Labé) les travaux de reconstruction de la Route nationale n°5 (RN5), un corridor de 135 km reliant Mamou à Labé. Parallèlement, les autorités ont donné le coup d’envoi à la réhabilitation de la RN2, longue de 187 km, qui connecte Mamou à Faranah.
Ces deux projets constituent des infrastructures structurantes pour l’économie nationale. En l’absence pour l’heure d’une communication officielle sur leur coût total, ils s’imposent néanmoins comme l’un des plus importants programmes d’investissement routier des dernières années.
La réhabilitation de la RN5 et de la RN2 devrait réduire significativement les coûts logistiques pour les entreprises opérant dans l’agriculture, l’élevage et le commerce interrégional. L’amélioration de la fluidité du transport contribuera à accélérer l’acheminement des marchandises, à renforcer les échanges entre les régions du Fouta, de la Haute-Guinée et de la Guinée forestière, et à rendre les marchés ruraux plus accessibles.
En facilitant la circulation des biens et des personnes, ces axes devraient également améliorer la compétitivité des producteurs locaux, attirer de nouveaux investissements privés et soutenir la montée en puissance des chaînes de valeur agro-industrielles. À plus long terme, le gouvernement mise sur un effet de levier important : baisse des coûts d’exploitation, augmentation des volumes échangés et stimulation de la croissance régionale.
Ces chantiers constituent enfin un levier de création d’emplois temporaires dans le BTP, secteur dont l’activité repose largement sur les grands travaux publics.
Avec ces investissements, l’exécutif confirme sa volonté d’accélérer la modernisation des infrastructures de transport, un préalable essentiel à la transformation structurelle de l’économie guinéenne.
Daouda Yansané