Le Conseil national de la transition (CNT) a validé, en séance plénière le 25 février 2026, deux accords de financement d’un montant global d’environ 182 millions EUR, marquant une avancée significative dans la stratégie nationale de consolidation sociale et de modernisation des infrastructures.
Le premier accord, conclu avec l’Association internationale de développement (IDA), porte sur un prêt de 50 millions USD, soit près de 42 millions EUR. Cette enveloppe constitue un financement additionnel du programme NAFA et vise à élargir le dispositif national de protection sociale. Les ressources seront mobilisées à travers l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) afin d’accroître l’appui aux ménages vulnérables et de renforcer les mécanismes d’inclusion économique. L’objectif est de mieux amortir les chocs socio-économiques tout en favorisant une insertion durable des bénéficiaires dans l’activité productive.
Le second accord, signé avec la Banque islamique de développement (BID), concerne la construction du corridor routier régional Guinée–Sénégal, notamment le tronçon Mali–Gadhalougué. D’un coût estimé à 140 millions EUR, ce projet structurant ambitionne d’améliorer la connectivité transfrontalière, de fluidifier les échanges commerciaux et de réduire les coûts logistiques. À terme, il devrait contribuer au renforcement de l’intégration sous-régionale et à la dynamisation des flux économiques entre les pays concernés.
Signés respectivement les 19 juin et 14 août 2025, ces deux accords ont été soumis au CNT conformément aux procédures de ratification des conventions de financement. Leur adoption ouvre désormais la voie à leur mise en œuvre opérationnelle. À travers cette double validation, les autorités affichent une orientation claire : combiner investissements sociaux et infrastructures structurantes pour soutenir une croissance plus résiliente et inclusive.
Daouda Yansané