La production industrielle d’or du Mali a enregistré une nette baisse en 2025, reculant de près de 23 % pour s’établir à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes un an plus tôt, selon des données provisoires du ministère des Mines. Cette contre-performance s’explique essentiellement par la suspension prolongée des activités du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, pilier de l’industrie minière nationale.
Opéré majoritairement par le groupe canadien Barrick Mining, qui en détient 80 %, ce site stratégique n’a repris que partiellement ses opérations en juillet 2025, après une période d’administration provisoire. Sa production s’est limitée à 5,5 tonnes sur l’année, contre 22,5 tonnes en 2024, affectée par des contraintes opérationnelles persistantes.
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Dans ce contexte, B2Gold s’est hissé au rang de premier producteur d’or du pays, avec une production estimée à 17,5 tonnes. Cette contraction soulève des interrogations quant à la capacité du Mali à conserver sa position parmi les principaux producteurs aurifères africains.
Daouda Yansané