Emergence – La Guinée pourrait bénéficier d’un afflux d’investissements majeurs dans les prochains mois. Reçue le 18 février 2026 par le Premier ministre Amadou Oury Bah, une délégation d’investisseurs émiratis a annoncé son intention de mobiliser près de 2 milliards de dollars américains en faveur de projets structurants dans le pays.
La mission était conduite par Salah Al Nasser, directeur général du Faminas Investment Group. Au cours des échanges avec le chef du gouvernement, les investisseurs ont détaillé les axes prioritaires de leur engagement, qui couvrent plusieurs secteurs clés de l’économie nationale.
Énergie et infrastructures en première ligne
L’énergie figure en tête des priorités, avec des projets de centrales électriques dont la capacité cumulée dépasserait 1 000 mégawatts. Un tel investissement pourrait contribuer significativement à réduire le déficit énergétique, un frein récurrent au développement industriel et à l’attractivité du pays.
Les infrastructures de transport constituent également un pilier du programme annoncé. Les discussions portent notamment sur la modernisation et l’extension des réseaux routiers et portuaires, considérés comme essentiels pour soutenir la croissance du secteur minier, dynamiser les échanges commerciaux et améliorer la connectivité intérieure.
Santé, éducation et agriculture ciblées
Au-delà des infrastructures lourdes, les investisseurs émiratis affichent un intérêt marqué pour les secteurs sociaux et productifs. Des projets sont envisagés dans la santé et l’éducation, afin d’accompagner la montée en compétence du capital humain, ainsi que dans l’agriculture, un levier stratégique pour la diversification économique et la sécurité alimentaire.
Cette annonce intervient dans un contexte où la Guinée ambitionne d’accélérer sa transformation structurelle et de réduire sa dépendance aux exportations de matières premières. L’injection potentielle de 2 milliards USD pourrait ainsi contribuer à combler le déficit d’investissements dans les infrastructures de base et à soutenir la mise en œuvre de projets à fort impact.
Un engagement qui se précise
Il s’agit de la deuxième visite de cette délégation en Guinée, un signal interprété comme la volonté de passer de l’intention à la concrétisation. Les prochains mois devraient permettre de préciser les modalités de financement, les partenariats publics-privés éventuels et le calendrier de déploiement des projets.
Pour les autorités guinéennes, l’enjeu sera désormais de transformer cette promesse d’investissement en accords formels, tout en veillant à la soutenabilité financière et à la maximisation des retombées économiques locales.
Daouda Yansané