Emergence – L’État guinéen et le secteur privé disposent désormais d’un nouvel instrument d’analyse de l’économie nationale. Il s’agit de l’Indice de Confiance des Entreprises de Guinée (ICON), un outil récemment lancé pour mesurer les tendances en matière d’emploi, d’investissement et d’environnement économique général.
Avec la publication de sa première édition, l’ICON vient renforcer le dispositif de suivi du climat des affaires en Guinée. Cet indice se veut à la fois un outil d’aide à la décision et un levier de dialogue public-privé, fondé sur des données concrètes et régulièrement actualisées.
Mis en place par Faleme Conseil, cabinet dirigé par l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances Malado Kaba, l’ICON répond à un besoin exprimé par les entreprises : disposer d’indicateurs fiables pour mieux anticiper les évolutions économiques et orienter leurs stratégies.
D’après l’ancien ministre Kaba, l’indice repose sur une enquête semestrielle menée auprès d’un échantillon représentatif d’entreprises opérant en Guinée. « Les questionnaires couvrent plusieurs dimensions clés, notamment la perception de l’environnement économique, les perspectives d’investissement, l’évolution de l’emploi et les contraintes structurelles rencontrées par le secteur privé ».
Pour elle, l’ICON constitue un signal avancé aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les acteurs économiques. Il vise à instaurer un cadre de concertation basé sur des faits mesurables, condition essentielle à un dialogue économique efficace et durable.
« La confiance des entreprises est comparable à une infrastructure : elle se construit sur des données fiables, lisibles et accessibles. travers les informations collectées, l’indice ambitionne d’améliorer la qualité des politiques publiques et de faciliter l’orientation des investissements privés vers les secteurs à fort potentiel. », rassure Maladho Kaba du Faleme Conseil.
L’analyse des résultats de l’ICON devrait également permettre d’anticiper certains chocs économiques, de mieux valoriser les performances sectorielles et d’alimenter les travaux des cadres de concertation, notamment ceux du Conseil de concertation État–secteur privé.
Daouda Yansané