Emergence – La Guinée vient de sécuriser un financement additionnel destiné à boucler le Projet d’Interconnexion Électrique Guinée–Mali (PIEGM), une infrastructure stratégique pour l’intégration énergétique sous-régionale. L’accord a été conclu le 20 février 2026 entre la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget et le représentant de la Banque africaine de développement (BAD).
Le nouveau paquet financier comprend un prêt de 26,12 millions de dollars, complété par un don de 3,84 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du groupe BAD. L’enveloppe globale s’élève ainsi à près de 30 millions de dollars.
Accélérer l’accès à l’électricité
Selon le ministère de l’Économie et du Budget, cet appui vise à consolider la mise en œuvre du projet d’interconnexion et à renforcer la fourniture d’électricité dans les zones concernées. Concrètement, le financement permettra la réalisation de 37 500 nouveaux branchements électriques.
Ces raccordements bénéficieront prioritairement aux ménages, mais également aux infrastructures sociales, écoles, centres de santé ainsi qu’aux activités génératrices de revenus. L’objectif affiché est double : améliorer l’accès à l’énergie et soutenir la dynamique économique locale.
Un levier pour l’intégration énergétique régionale
Au-delà de l’impact social immédiat, le Projet d’Interconnexion Électrique Guinée-Mali s’inscrit dans une logique d’intégration des réseaux nationaux et d’optimisation des ressources énergétiques entre la Guinée et le Mali. L’interconnexion doit permettre une meilleure sécurisation de l’approvisionnement, une réduction des coûts de production et une plus grande stabilité du réseau.
Dans un contexte de forte demande énergétique en Afrique de l’Ouest, ce financement additionnel apparaît comme un signal de confiance des partenaires techniques et financiers envers la capacité du projet à générer des retombées économiques durables.
Les autorités guinéennes soulignent que cette nouvelle phase contribuera à accélérer l’électrification des zones ciblées et à améliorer les conditions de vie des populations, tout en renforçant l’attractivité économique des territoires concernés.
Daouda Yansané