Premier magazine dédié à l’économie guinéenne et africaine

Guinée : la secteur de la pêche représente près de 4 % du PIB

Emergence – Dans un contexte de raréfaction des ressources marines et de défis liés à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, la Guinée et le Sénégal renforcent leur coopération dans le domaine halieutique.

Les deux pays ont récemment signé à Conakry un protocole d’accord stratégique visant à développer une collaboration durable et structurée dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture.

Cet accord bilatéral ambitionne de mieux valoriser les ressources halieutiques, d’améliorer la gouvernance des pêches, de lutter contre la pêche illégale, et de promouvoir l’aquaculture comme levier de croissance économique et de sécurité alimentaire.

« Ce partenariat traduit une volonté commune de bâtir un avenir plus résilient pour les communautés côtières et les générations futures », a souligné un haut responsable du ministère de la Pêche guinéen.

En Guinée, le secteur de la pêche génère environ 400 000 emplois directs et indirects et représente près de 4 % du PIB. Le pays dispose d’un potentiel halieutique estimé à plus de 300 000 tonnes par an, dont seulement 150 000 tonnes sont exploitées actuellement, selon les chiffres du ministère guinéen de la Pêche.

Au Sénégal, la pêche est un pilier économique majeur, représentant près de 3,2 % du PIB, avec plus de 600 000 emplois directs et indirects. Le pays capture en moyenne 450 000 tonnes de poissons par an, dont une large part est exportée. Le secteur génère plus de 250 milliards de FCFA de recettes annuelles.

Ce rapprochement entre Conakry et Dakar s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération régionale en Afrique de l’Ouest. Les deux pays misent sur la mutualisation des expertises et des ressources pour relever les défis liés à la gestion durable des écosystèmes marins et à la transformation locale des produits halieutiques.

À travers cette initiative, la Guinée et le Sénégal entendent renforcer leur souveraineté alimentaire, créer de nouveaux emplois pour la jeunesse et attirer des investissements dans une filière à forte valeur ajoutée.

Daouda Yansané