Le gouvernement guinéen et ses partenaires financiers examinent l’état d’avancement de la deuxième phase du Projet de développement rural intégré (PDRI), un programme structurant estimé à près de 150 millions de dollars américains.
La séance de travail s’est tenue le 10 février 2026 à Conakry entre le ministre de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, et une délégation du Fonds saoudien pour le développement, dans le cadre du processus d’évaluation du projet.
Financé conjointement par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le Fonds saoudien pour le développement et le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ce programme s’inscrit dans la dynamique de modernisation du monde rural et de transformation structurelle du secteur agricole guinéen. Il cible 26 préfectures et combine investissements productifs, infrastructures de base et appui à l’organisation des filières locales.
La Phase 2 prévoit notamment l’aménagement de 2 500 hectares de terres agricoles afin d’accroître la production et de sécuriser les exploitations. Elle inclut également la construction ou la réhabilitation de 1 000 kilomètres de pistes rurales pour désenclaver les zones de production et faciliter l’acheminement des récoltes vers les marchés. Sur le plan social, le projet ambitionne de réaliser 1 000 forages et d’installer 50 mini-adductions d’eau potable, tout en remplaçant quatre bacs par des ponts permanents pour améliorer la mobilité et réduire les coûts de transport.
Au-delà des infrastructures, le programme prévoit un accompagnement direct des producteurs à travers le renforcement des capacités, la structuration en coopératives et la création de marchés locaux. L’objectif est d’améliorer la chaîne de valeur agricole, de stimuler les revenus ruraux et de renforcer la sécurité alimentaire.
Dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie et un important gisement d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, cette nouvelle phase du PDRI est considérée comme un levier stratégique pour une croissance plus inclusive. L’évaluation en cours devrait permettre d’apprécier la performance du dispositif et de consolider l’engagement des partenaires financiers autour des priorités de développement rural de la Guinée.
Daouda Yansané