Emergence – La dette intérieure de la Guinée, estimée à 27 314,812 milliards GNF (soit 2,716 milliards USD) au 31 mars 2021 et essentiellement constituée de bons du trésor, des emprunts obligataires et des crédits TVA fait objet d’une étude minutieuse par l’Etat guinéen.
Le revue de la dette intérieure est enclenchée sur instruction du Président de la République. Officiellement, il s’agit de vérifier la véracité des créances présentées et d’extirper celles qui n’ont pas droit d’exister et donc d’être remboursées.
La question s’est invitée au Conseil des ministres du jeudi 29 juillet au cours duquel le Alpha Condé a déploré l’existence dans le circuit financier du pays des dossiers de remboursement devant pourtant être exclus après un audit déjà réalisé par la Cour des comptes de Paris.
« Les dossiers qu’il (le président, ndlr) avait été recommandé de recaler et geler se sont retrouvés dans certains des cas, à nouveau, dans le circuit financier sans raison, ni justification avec pour conséquence d’aggraver la dette intérieure. Il a instruit, à cet effet, les services financiers en relation avec son cabinet, de revisiter toutes les créances supposées dues par l’Etat avec comme repère le travail déjà effectué, afin de tirer le vrai du faux, d’établir la véracité des créances, avant tout éventuel règlement », indique le Porte-parole du gouvernement.
Cette décision du chef de l’État relance la lancinante question de la passation des marchés publics où certaines langues se délient pour dénoncer le flou qui entoure l’octroi de certains marchés à des entreprises de la place.
Alpha Mamoudou Diallo