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Crise de cash : la rencontre entre la BCRG et les banques accouche d’une souris

Émergence – Tous les regards étaient tournés ce mardi 19 août vers la BCRG (Banque Centrale de la République de Guinée) où se tenait une rencontre d’extrême urgence, initiée par l’institution monétaire, et visant à trouver avec les banques primaires, une issue à la crise de liquidité qui frappe le pays.

Le moins que l’on puisse dire pour l’instant est que la réunion n’a pas tenue toutes ses promesses. La montagne a accouché d’une souris. Pas de mesures fortes. Pas de décisions fortes à même de rassurer les guinéens. Pas de délai exact sur la fin espérée de cette crise.

 

Si la BCRG, à travers son Premier Vice-Gouverneur de la BCRG, Mohamed Lamine Conté, a mis en exergue les efforts consentis au nombre desquels la réduction des délais de commande de billets, l’institution a semblé reconnaître, toute impuissante, le fait que les billets n’intègrent pas le circuit bancaire.  Une des suites logiques du manque de confiance dans le système financier.

 

Au nombre des pistes de solutions évoquées, on parle notamment de la nécessité d’accélérer le processus de bancarisation et de promouvoir les paiements électroniques. Mais ça, c’est sur le moyen et long terme.

 

A l’immédiat ? Nous apprenons que la BCRG et l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements de Crédit (APB) s’accordent de booster la liquidité dans le circuit bancaire et de poursuivre les discussions dans les prochains jours.

 

En attendant, les banques et les institutions financières sont contraintes de maintenir le plafonnement des retraits.

 

Rappelons que pour mettre fin à cette crise de liquidité, le gouverneur de la Banque centrale avait promis d’injecter 2 000 milliards de francs guinéens dans le circuit financier, dont près de 500 milliards devaient être mis en circulation en ce mois d’août. Une solution palliative toujours attendue.

 

Nous y reviendrons.

 

Emergencegn