Emergence – Comme le président de la transition, le Chef du gouvernement guinéen Mohamed Béavogui veut faire de la lutte contre la corruption et faits similaires un objectif majeur.
Dans un discours tenu jeudi 9 novembre, a l’occasion de la célébration de la Journée internationale dédiée à la lutte contre la corruption, Mohamed Béavogui a annoncé que pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement entend se déployer sur le double front de la prévention et de la répression à travers la réforme de l’administration publique et de la justice.
Selon le Premier ministre la Guinée a perdu plus de 600 milliards de francs guinéens, sous l’effet de la corruption, il y a deux ans. Ce qui a permis au pays d’être classée au 137ème rang mondial sur 178, par l’ONG Transparency international.
Dans notre pays dit-il, le phénomène de la corruption affecte toutes les sphères de la vie économique et sociale. Il revêt un caractère structurel et une dimension multiforme, connue de tous. Ce sont notamment des détournements de deniers publics, de la concussion, des transferts illicites de fonds, du blanchiment de capitaux…
« Cette lutte appelle bien entendu l’action de l’État à travers les pouvoirs publics. Elle interpelle aussi le secteur privé et la société civile dans toutes leurs composantes », a exhorté le chef du gouvernement.
En plus, mentionne M. Béavogui, le Gouvernement envisage également de redynamiser l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC) pour permettre à tout citoyen, résident ou non, du secteur public ou du privé, d’alerter sur des cas de corruption et infractions assimilées.
« L’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF) et la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) seront renforcées pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle », a-t-il rassuré.
Ousmane Sylla