Les travailleurs de la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK) ont observé ce mardi une grève pour dénoncer la non-application de la convention collective récemment signée dans le secteur minier guinéen. Ils réclament de meilleures conditions de travail et une reconnaissance équitable de leurs droits.
Contacté par Emergencegn.net, le représentant syndical de la CBK, Mohamed Sylla, a expliqué que cette mobilisation vise à « exprimer le ras-le-bol des travailleurs face à l’application inégale de la convention collective ».
« Nous avons voulu montrer à l’État que nous sommes maltraités et que nos droits ne sont pas respectés », a déclaré un syndicaliste.
Selon les protestataires, la convention censée harmoniser les salaires et les statuts des employés serait appliquée de manière sélective. Certains travailleurs bénéficieraient des nouvelles dispositions, tandis que d’autres en seraient exclus.
« Nous, les ouvriers qualifiés, sommes ignorés. On ne nous considère pas dans cette convention », déplore un autre représentant du mouvement.
Plusieurs manifestants accusent également la direction de la CBK d’entraver le dialogue social et de bloquer l’évolution professionnelle du personnel. Certains exigent même le départ du directeur général, qu’ils jugent « responsable de la fermeture de plusieurs sites » et d’un climat social jugé délétère.
D’autres salariés, plus modérés, appellent toutefois à la reprise du dialogue.
« Au lieu de demander son départ, il faut rouvrir la négociation. Nous voulons une discussion ouverte, pas un affrontement », a tempéré un employé.
À l’heure où nous mettons sous presse, aucune réaction officielle des autorités locales ni de la direction de la CBK n’a encore été enregistrée.
Par Daouda Yansané, pour Emergencegn.net