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Budget national : un excédent de 526,7 milliards GNF au 1er trimestre 2025

Après deux trimestres consécutifs de déficit en 2024, les finances publiques guinéennes affichent un redressement notable. Le solde budgétaire de l’État a enregistré un excédent au premier trimestre 2025, porté par une hausse des recettes et une contraction des dépenses publiques, rapporte nos confrères de Ecofin.

Selon les données officielles, le solde budgétaire (dons inclus) a dégagé un excédent de 526,7 milliards GNF au T1 2025, contre un déficit de 3 593,1 milliards GNF au quatrième trimestre 2024. Hors dons, le surplus s’élève à 335,5 milliards GNF, contrastant avec un déficit de 4 000,7 milliards GNF au trimestre précédent.

Le solde primaire, qui exclut le paiement des intérêts de la dette, a lui aussi basculé dans le vert avec un excédent de 1 238,7 milliards GNF, après un déficit de 3 187,6 milliards GNF au T4 2024.

Les recettes et dons mobilisés par l’État se sont chiffrés à 9 466,9 milliards GNF au T1 2025, soit une progression de 22,3 % par rapport au trimestre précédent et de 26,4 % en glissement annuel.

La hausse est principalement tirée par les recettes fiscales, passées de 6 978,3 milliards GNF au T4 2024 à 8 432,0 milliards GNF au T1 2025, soit une augmentation de 20,8 %. Sur un an, elles enregistrent une croissance de 35,1 %.

Dans le détail, les recettes fiscales non minières ont atteint 6 930,2 milliards GNF, en progression de 37,1 % sur un an. Les recettes fiscales minières, quant à elles, ont bondi de 37,1 % pour s’établir à 1 501,7 milliards GNF.

En revanche, les recettes non fiscales reculent de 10,8 % en glissement annuel, tandis que les dons ont chuté de 37,3 %.

Une contraction des dépenses publiques

Côté dépenses, l’État a engagé 8 940,3 milliards GNF au premier trimestre 2025, soit une baisse de 21,1 % par rapport au T4 2024. Cette contraction est attribuée à une maîtrise des charges courantes, malgré la hausse des investissements publics.

En glissement annuel, les dépenses publiques ont toutefois fortement progressé (+73,4 %).

Les paiements d’intérêts sur la dette ont atteint 712,0 milliards GNF, en hausse de 75,6 % par rapport au trimestre précédent. Par ailleurs, les investissements publics, mesurés à travers les transactions sur actifs non financiers, se sont établis à 3 514,5 milliards GNF, en hausse de 2,8 % sur un trimestre.

Daouda Yansané